Acad. Ioan-Aurel Pop la Paris despre Occidentul latin şi Orientul bizantin

Posted on ianuarie 25, 2014

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       Primesc de la D-l Prof. Dr. Horea Porumb, (de la Paris), colegul nostru  în Filiala Cluj a Uniunii Scriitorilor din România, această scrisoare. Sunt onorat s-o pot transmite cît mai multor români.

Stimate domnule Gogea,

 Am asistat la 18 ianuarie 2014 la conferința profesorului Ioan-Aurel Pop la Casa Românească din Paris, intitulată „Les Roumains entre l’Occident latin et l’Orient byzantin ». Am avut apoi plăcerea să continui discuția cu domnia-sa în orele următoare.

Pot să vă asigur că academicianul Ioan-Aurel Pop, Rector al Universității clujene, este un mare patriot, și unul dintre puținii istorici români-oameni de știință de mare calibru (dacă nu, cumva, unicul), a cărui competență cumpănită, rigoare și statură internațională îi dau posibilitatea să apere interesele și demnitatea neamului nostru cu argumente solide, care să nu poată fi refutate sau controversate.

E o mare șansă să avem un astfel de om, care nu-și cruță energia și elocvența atunci când e vorba de prestigiul României. Trebuie să-l apărăm și să-l susținem.

Ca și clujean, am fost bucuros să aflu, între multe, că până la finele secolului XV orașul Klausenburg a fost exclusiv săsesc (saxon), interzis ungurilor (!) și că biserica Sf. Mihai care tronează în centru (ca, de altfel, Biserica Neagră din Brașov, și câte altele), în ciuda faptului că azi este dedicată ritului catolic practicat în limba maghiară, a fost construită de sași.

Vă trimit alăturat textul conferinței domnului Ioan-Aurel Pop. El reprezintă un minimum pe care ar trebui să-l cunoaștem cu precizie fiecare dintre noi, patrioți, și să-l răspândim. Eu încerc să-l fac să circule, cu mijloacele mele modeste, și vă rog să contribuiți, eventual, și dumneavoastră în acest sens.

În altă ordine de idei, am consultat păreri în diferite direcții asupra tăblițelor de la Tărtăria. Deja, un prim succes este faptul că „istoricii” noștri nu mai susțin că ar fi niște falsuri fabricate de un aventurier, cum încercau să mă convingă în urmă cu un deceniu. În lipsa unei dovezi stratigrafice corecte, se crede că ele provin din Mesopotamia, unde există zeci de mii de obiecte asemănătoare. Ele au ajuns până la noi și au folosit, probabil, ca talismane, proprietarii fiind fascinați, poate, de inscripțiile pe care nu le știau descifra. E prematur să ne legăm de ideea că ar demonstra apariția unei prime scrieri pe meleagurile noastre, căci nu suntem luați în serios și facem un deserviciu neamului. Mai bine să insistăm asupra remarcabilei civilizații pre-urbane existente la noi cu mii de ani în urmă, confirmată acum și în zona Hunedoarei!

Cu deosebită stimă,

Horea Porumb

Les Roumains en Europe :

entre l’héritage de la latinité occidentale et la réalité slave orientale

 

                                        Ioan-Aurel Pop

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          Excentriques par rapport à l’Occident – qui a offert au monde le modèle dominant de civilisation de la période récente – les Roumains apparaissent aux yeux des étrangers comme un peuple bizarre, un peuple qui prétend à la latinité, mais est situé dans une région à prépondérance slave.

 La genèse des Roumains

Les Roumains sont un peuple roman et, comme tout autre peuple roman, ils se sont formés pendant le premier millénaire de l’ère chrétienne (entre les Ier-IIe et VIIIe-IXe siècles), suite à un processus historique complexe, qui commence après la conquête de la Mésie et de la Dacie par les Romains. La zone de formation est un espace vaste, situé entre la chaîne des Carpates et le Danube, la mer Noire et les Balkans, restructuré par la suite principalement au nord du Bas-Danube, jusqu’aux Carpates boisés, entre la vallée de la Tisza et celle du Dniestr. Les éléments ethniques qui sont à la base de la formation des Roumains sont les mêmes chez tous les peuples romans : l’élément ancestral, pré-romain, soit les Géto-Daces, branche septentrionale des Thraces; l’élément conquerrant, les Romains (le dénominateur commun de tous les peuples romans européens) ; l’élément barbare, soit les Slaves (chez les peuples romans occidentaux, les composantes barbares furent de souche germanique).

 Les noms des Roumains

Comme la grande majorité des peuples, les Roumains ont eu un double nom ethnique (ethnonyme) : un nom par lequel ils s’appelaient eux-mêmes et un autre, utilisé par les étrangers.[1] La dénomination propre est celle de « Român », terme hérité du latin Romanus. Les étrangers les ont appelés « Valaques » ou, par des termes similaires. Les deux noms (« Român » et « Valaque »), tenus à juste titre pour des synonymes, indiquent, du point de vue étymologique et sémantique, la même chose : la latinité de ce peuple.

 Le mélange de la Frontière

Les Roumains se sont retrouvés, dès la fin de l’ethnogenèse, à la frontière entre les grandes aires culturelles et confessionnelles de l’Europe : l’aire latine et catholique, d’un côté, et l’aire byzantino-slave et orthodoxe, de l’autre. Mais, loin d’être une simple ligne, cette frontière est une bande de quelques centaines de kilomètres de large, qui part de la mer Baltique et aboutit au Bas-Danube et à la mer Adriatique. C’est une vaste région, où les interférences des spiritualités occidentale et orientale sont visibles, depuis le niveau officiel et élitaire jusqu’au niveau de la vie quotidienne de la population. Les sources historiques révèlent, pour le Moyen Age, la présence dans cette région de personnes et communautés qui ont simultanément assumé, pour un certain temps, une double identité (byzantine et latine, orthodoxe et catholique, chrétienne et islamique etc.), afin de pouvoir se manifester, s’affirmer, survivre ou se conformer aux exigences de la société. C’est ce qui explique, dans des structures politiques tels la Hongrie, la Pologne, les Pays roumains, la Bulgarie, la Serbie etc., l’existence de hiérarchies ecclésiastiques byzantines (orthodoxes) et latines (catholiques) qui coexistent, « cohabitent » sur un même territoire, se transforment etc. Plus y est, dans des pays tenus pour catholiques, tels les royaumes des Arpad ou des Jagellon, où l’Église officielle était l’Église occidentale, certains témoignages indiquent, pour les XIIIe-XVe siècles, une présence orthodoxe importante, qui va jusqu’à la moitié de la population, avec ses propres églises, monastères, évêchés et métropoles. Il en est de même dans les Principautés roumaines (Moldavie et Valachie), où l’existence d’une hiérarchie officielle orthodoxe n’exclut pas les diocèses latins (catholiques), qui réunissaient une petite partie de la population, urbaine pour la plupart, locale ou arrivée de Transylvanie.

Le peuple roumain, formé à présent d’environ 25 millions de personnes, qui habitent pour la plupart au nord du Danube, est le peuple le plus nombreux du Sud-Est européen. Il est le seul héritier actuel de la romanité orientale[2], le seul isolé de la grande masse latine, le seul peuple roman européen dont la langue contient un superstrat slave[3], le seul peuple roman de rite chrétien oriental (orthodoxe), le seul peuple roman à avoir, au Moyen Age, le slavon pour langue liturgique, de chancellerie et de culture etc. Néanmoins, les Roumains se revendiquent, par une part fondamentale de leur identité, comme appartenant à l’Occident, alors que par l’autre ils se rattachent à l’Orient et au Sud-Est européen.

 La christianisation latine des Roumains et l’organisation slave de leurs Eglises

La question du slavonisme culturel chez les Roumains médiévaux[4] pourrait rendre l’identité roumaine plus intelligible et élucider les rapports culturels-religieux entre l’Occident catholique et l’Orient orthodoxe. Ce n’est pas simple de trancher la question de ce slavonisme culturel, lié au nom d’un peuple d’origine romaine, qui parle une langue néo-latine.[5] Dans le cas des Roumains, on ne saurait toutefois séparer totalement le slavonisme culturel de l’orthodoxie, du fait que l’orthodoxie a en grande part été le vecteur du slavonisme.[6] Une première question à laquelle on doit répondre serait donc : comment les Roumains – peuple roman et latinophone – sont-ils parvenus à embrasser la foi orthodoxe ? A la différence de tous leurs voisins, les Roumains n’ont pas de date précise, symbolique, qui marque le début de leur christianisation, du fait qu’ils ne sont pas devenus chrétiens par la volonté d’un chef politique, baptisé à un moment donné (tels les Bulgares/Proto-bulgares, les Russes, les Serbes, les Hongrois etc.). Chez les Roumains, la christianisation fut un processus qui se déroula le long de plusieurs siècles, à commencer par leurs ancêtres daco-romains, par certains colons, descendus aux IIe-IIIe siècles dans la province de Dacie. Cette christianisation partielle, sporadique et non-organisée, réalisée de proche en proche, dans les conditions pénibles des persécutions, a reçu une impulsion extraordinaire après l’Édit de Milan (313). A ce moment, bien que la Dacie trajanne ne fût plus entre les frontières officielles de l’Empire romain, les missionnaires du sud du Danube franchirent le fleuve et firent connaître la parole de Dieu aux latinophones, qui s’y trouvaient, dans une langue qu’ils pouvaient comprendre – le latin. Presque tous les termes roumains importants relatifs à la croyance chrétienne (à son essence dogmatique et, partiellement, au rite) proviennent du latin. D’autres termes roumains, relatifs à l’organisation de l’Église, au rite, à certaines fêtes instituées plus tard, à la tradition ecclésiastique formée graduellement etc. sont de souche slave. Il n’y a qu’une seule explication logique, et elle est bien étayée par l’évolution historique : si la christianisation des Roumains s’est faite en latin, l’organisation rigoureuse de l’Église, l’établissement du rite, la hiérarchie etc. ont revêtu une forme slave.

          La Dacie fut une province romaine impériale, avec une culture du type occidental, latin, et non pas grec-oriental. Mais le déplacement de la capitale à Constantinople (330), ensuite la division officielle de l’empire (395) et la chute de l’Empire romain d’Occident (476), le règne de Justinien (527-565), avec l’extension de son État jusqu’au Danube, constituèrent autant de causes importantes de l’orientation des Romans du Bas-Danube et des Carpates vers la nouvelle Rome et l’Empire byzantin. L’invasion et l’établissement des Slaves dans la Péninsule balkanique (massivement après 602) et la formation des États slaves au sud du Danube, sur une bande assez large entre la mer Noire et l’Adriatique, eurent pour conséquences l’interruption des liens directs entre les Romans carpato-danubiens et Rome. L’Église bulgare, organisée par Boris/Michel (dans la seconde moitié du IXe siècle) et régie par le patriarcat de Constantinople, devint le seul modèle proche pour la fondation de l’Église canonique des Roumains.

 Le slavonisme culturel

Une fois adoptée la liturgie slavonne – c’est-à-dire la langue slavonne en tant que langue liturgique –, les autres produits écrits s’adaptèrent, eux aussi, au modèle slavon. C’est ce qui fait que, bien que le slavonisme ethnique disparaisse dans le nord du Danube aux XIIe-XIIIe siècles, les Roumains conservèrent la culture ecclésiastique et politique des Slaves pendant presque quatre siècles encore, et l’alphabet cyrillique même jusqu’au milieu du XIXe siècle. Un témoignage important de ce dualisme médiéval des Roumains, qui avaient une langue de culture écrite (le slavon) et une langue vernaculaire parlée (le roumain, d’origine latine), est antérieur à 1473 et appartient à Nicolas, évêque de Modrusa, collaborateur proche du pape Pie II.[7] A l’époque où Enea Silvio Piccolomini (le futur pape déjà mentionné) rédigeait son ample ouvrage de géographie, dans lequel il présentait en détail sa théorie sur l’origine romaine des Roumains (accompagnée de déductions étymologiques parfois fantaisistes), Nicolas de Modrusa notait dans son ouvrage De bellis Gothorum : « Les Roumains apportent en argument de leur origine le fait que, bien que tous emploient (en écrit) la langue des Mésiens, qui est l’illyrien, ils parlent dès le berceau une langue populaire, qui est le latin, dont ils n’ont point perdu l’usage ; et lorsqu’ils croisent des inconnus et qu’ils veulent leur parler, la première question qu’ils leur posent est s’ils parlent roman ».[8] Ce témoignage est important au moins pour deux raisons : 1) il révèle que certains Roumains avaient la conscience de leur romanité dès le Moyen Age et 2) que ces Roumains saisissaient déjà la différence entre la fonction de la langue roumaine (le latin) employé par le peuple (loquuntur) et celle de la langue slave (le mésien, l’illyrien), utilisée en instrument d’expression de la culture écrite (utantur). Le slavon enseigné comme langue de culture dans les monastères des Principautés roumaines était la langue dans laquelle Cyrille et Méthode avaient traduit les livres religieux lors de la christianisation des Slaves. Des centres d’écriture en slavon il y en avait auprès de monastères et d’églises, ainsi que dans les chancelleries des cours princières et dans les villes. Les académies princières de langue slavonne seront fondées un peu plus tard. Dès le XVIe siècle, d’importantes bibliothèques apparurent auprès de métropoles, évêchés, monastères et églises. Les premières imprimeries virent le jour chez les Roumains en 1508 ; si au début les ouvrages étaient imprimés en slavon, quelques décennies après on commençait déjà à imprimer des livres en roumain (toujours en lettres cyrilliques). L’élite roumaine de Transylvanie et des Parties de l’Ouest était orthodoxe et avaient pour langue liturgique et de culture le slavon toujours.[9]

 Le retour à la latinité et à la modernité occidentale

Le slavonisme culturel – c’est-à-dire l’emploi du slavon dans les œuvres religieux, historiques, littéraires, juridiques, philosophiques etc. et même dans les ouvrages imprimés et dans les chancelleries des institutions d’État – devient petit à petit anachronique à la fin du Moyen Age et au début de l’époque moderne (XVIe-XVIIe siècles). Le modèle culturel adéquat à un peuple néo-latin, qui faisait les premiers pas vers la modernisation, était le modèle occidental, dynamique et innovateur, alors que le slavonisme restait ancré dans la tradition orientale. Le slavon liturgique, de culture et de chancellerie, greffé sur une langue néo-latine, tel le roumain, ne contribuait pas à l’évolution naturelle de la langue roumaine, n’en renforçait pas la latinité, mais l’imprégnait, particulièrement au niveau de l’élite, de slavismes livresques. Les débuts de la culture écrite en roumain remontent au XVe siècle, lorsque des textes, présentant le phénomène du rhotacisme, sont élaborés en Transylvanie et en Banat – régions où les influences occidentales se font sentir davantage. C’est toujours ici que sont fondées les premières écoles roumaines, qu’apparaissent les premières traductions et livres en roumain, que sont imprimés les premiers ouvrages en roumain et à caractères latins. A partir du XVIe siècle, l’influence de l’Occident latin et néo-latin devient plus forte (surtout en Transylvanie), ce qui restreint l’aire du slavonisme culturel chez les Roumains. Les chroniqueurs du XVIIe siècle écrivent en roumain, Dimitrie Cantemir (prince régnant de la Moldavie) est un précurseur des Lumières, membre de l’Académie de Berlin, qui rédige ses œuvres en roumain et en latin, alors que l’union des Roumains transylvains à l’Église de Rome (1697-1701) et l’École Transylvaine – le principal courant roumain propageant les idées des Lumières – rapprochent davantage la culture roumaine de l’Occident. C’est ce qui fait que, après plusieurs siècles de slavonisme culturel et ecclésiastique, le peuple roumain synchronise sa culture avec sa spécificité néo-latine. La première « révolution » en ce sens se produisit chez les Roumains transylvains, devenus catholiques de rite grec et promoteurs des idées des Lumières, au XVIIIe siècle, en rapport direct avec la latinité et Rome. Les études qu’ils on fait a Rome, leurs ouvrages, leur carrières de professeurs et leurs discours devant les foules ont reconstruit pour toute la nation roumaine l’identité latine, l’appartenance à la grande famille de la romanité. Le rapprochement le plus intense et le plus efficace de l’Occident, donc des anciennes racines des Roumains – comme le propageait l’idéologie nationale de l’époque – se produisit au XIXe siècle, grâce au rayonnement de la culture et la civilisation françaises dans les Principautés danubiennes et ensuite en Roumanie. Des générations entières de jeunes Roumains, en particulier fils de boyards, citadins aisés et intellectuels, firent leurs études en France et, une fois de retour dans leur pays, allaient diffuser la grande langue européenne parmi leurs concitoyens[10]. Depuis le XIXe siècle et jusqu’aux temps plus récents, pendant la plupart des décennies communistes y comprises, la principale langue étrangère enseignée dans les écoles de Roumanie fut le français. Elle était non seulement le vecteur d’une civilisation avancée et d’une grande culture, devenue « classique » au sens de modèle, mais aussi le symbole du monde occidental, que certains courants, tendances et forces – notamment le communiste – essayaient de tenir à l’écart des Roumains. De nos jours encore, la Roumanie est le principal pays francophone d’Europe centrale et orientale ! Plus y est, le courant culturel-idéologique de la culture roumaine qui privilégiait la latinité, les rapports avec l’Occident, la synchronisation de la Roumanie avec les structures modernes européennes était un courant moderne, pragmatique et progressiste, alors que le courant qui appuyait l’origine dace, le caractère autochtone, la tradition orthodoxe, byzantino-slave, marquait une tendance conservatrice, passéiste, léthargique. Finalement, au XXe siècle – mettant entre parenthèses presque tout le régime de dictature communiste, étranger à l’esprit général des Roumains –, la Roumanie choisit de s’orienter vers le modèle européen occidental, vers la civilisation et la culture qu’il promouvait. Cette tendance dominante ne put, évidemment, effacer la spécificité ou l’identité des Roumains, constituées dans le temps, sur le fond des interférences entre l’héritage de l’Occident latin et la présence de l’Orient slave et byzantin.


[1] Voir les Allemands, qui s’appellent Deutschen, les Hongrois (Magyarok), les Grecques (Hellenes), les Albanais, les Irlandais, les Finlandais, les Polonais etc.       

[2] Haralambie Mihăescu, La Romanité dans le sud-est de l’Europe, Bucarest, 1993, passim.

[3] Carlo Tagliavini, Le Origini delle lingue neolatine, éd. VI, Bologne, 1972; version roumaine idem, Originile limbilor neolatine. Introducere în filologia romanică, édition par Alexandru Niculescu, Bucarest, 1977, p. 253-257.

[4] Petre P. Panaitescu, Contribuţii la istoria culturii româneşti, édition par Silvia Panaitescu, Bucarest, 1971, p. 28-49.

[5] Au moment où l’on parle de slavonisme culturel ou de culture slave chez les Roumains du Moyen Age, on doit nécessairement avoir en vue l’élite (5-10% de la population); le menu peuple, illettré, a eu sa propre culture, populaire, orale, anonyme et collective, solidement enracinée dans la latinité tardive. La langue parlée, la spécificité du vers populaire (similaire à celui hérité du latin vulgaire), les proverbes, les imprécations, les vers satiriques chantés en dansant, les incantations, l’art du bois etc. le démontrent largement.

[6] Ioan-Aurel Pop, Il Cristianesimo presso i Romeni – tra Occidente e Oriente, in Ion Cârja (dir.), I Romeni e la Santa Sede. Miscellanea di studi di storia ecclesiastica, Bucarest-Rome, 2004, p. 13-18.

[7] Şerban Papacostea, Geneza statului în evul mediu românesc. Studii critice, Cluj-Napoca, 1988, p. 227.

[8] « Valachi originis suae illud praecipuum prae se ferunt argumentum, quod quamvis Mysorum lingua, quae Illyrica est, omnes utantur, vernaculo tamen sermone hoc est latino haud prorsus obsoleto ab incunabulis loquuntur; et cum ignotis congressi, dum linguae explorant commercium, an Romane loqui nolint interrogant » (Giovanni Mercati, Notizie varie sopra Niccolò Modrusiense, in id., Opere Minori, IV, Città del Vaticano, 1937, p. 247).

[9] Nicolae Bocşan, Ioan Lumperdean, Ioan-Aurel Pop, Ethnie et confession en Transylvanie (du XIIIe au XIXe siècles), Cluj-Napoca, Centrul de Studii Transilvane, 1996, p. 5-60.

[10] Pompiliu Eliade, De l’influence française sur l’esprit publique en Roumanie. Les origines.  Étude sur l’état de la société à époque des règnes phanariotes, Paris, 1898.

 

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